Etoudi Gedeon 16:37:00

Particulièrement localisés dans l’arrondissement de Yaoundé 6ème, ils font l’objet de fouilles minutieuses.

Le week-end dernier, des domiciles logés dans l’arrondissement de Yaoundé 6ème ont fait l’objet de fouilles minutieuses de la police. Un habitant du quartier Etoug-Ebe a rapporté à Journalducameroun.com que des policiers sont entrés chez lui, ont identifié les occupants et fouillé toutes les pièces de la maison. Cette scène est familière aux populations des quartiers connus pour abriter d’importantes communautés de ressortissants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à Yaoundé. Ce sont par exemple, Biyem-assi, Obili, Melen, Etoug-Ebe, des quartiers concentrés dans l’arrondissement de Yaoundé 6ème.


Il y a quelques mois, des rafles avaient été lieu dans quelques-unes de ces zones. Ces opérations avaient été instaurées sur la base de soupçons de présences suspectes. En effet, la crise socio-politique qui sévit dans les régions anglophones, depuis octobre 2016, pousse les populations à fuir. Celles-ci rejoignent leurs parents installés dans les villes comme Bafoussam, Douala ou encore Yaoundé. Ainsi, chaque jour- depuis plus d’un an- voit débarquer son lot de déplacés, en quête de tranquillité.


Cette situation n’est cependant pas de nature à rassurer les autorités de Yaoundé, qui craignent que des sécessionnistes aient pénétré la capitale du Cameroun et planifient des attaques. Une correspondance attribuée au ministre camerounais de la Défense, diffusée sur les réseaux sociaux hier, en porte d’ailleurs l’objet. Dans ladite missive, Joseph Beti Assomo signale au chef d’Etat-major des armées, le général Meka, que « de nombreuses sources concordantes et généralement fiables révèlent avec insistance la présence de nombreux terroristes sécessionnistes tapis dans les domiciles de certains quartiers de la cité capitale tels que : Obili, Biyem-Assi, Etoug-Ebe et leurs environs ».


Le contexte électoral au Cameroun pourrait favoriser le renforcement de la sécurité dans les différentes villes du pays. Ce d’autant plus que le calme n’est pas encore revenu dans les régions anglophones du Cameroun.

La rédaction

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.