Etoudi Gedeon 11:13:00

La dépouille de la jeune fille de 14 ans se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Buea.


Une adolescente a été conduite à l’hôpital le samedi 2 juin 2018 par des âmes de bonne volonté. Elle vomissait du sang, au quartier Bakweri town à Buea, quand elle a été trouvée. Malgré l’intervention des médecins, l’adolescente est décédée le dimanche 3 juin. Le problème pour l’hôpital régional de Buea, c’est que la jeune fille n’a pas été identifiée lors de son admission. Lundi, les responsables de cette formation hospitalière ont lancé un appel aux populations, particulièrement à l’attention des familles à la recherche d’une jeune fille répondant au profil de la disparue.


Seulement, jusqu’au mercredi 05 juin, personne ne s’est présenté pour identifier la dépouille.La cause du décès de l’inconnue n’a pas été révélée. Mais, cette disparition a provoqué un tollé à Bakweri town, où les populations ont hurlé au meurtre. « Ces meurtres, surtout de femmes, deviennent une pratique fréquente dans ce quartier et ce n’est plus drôle. Les autorités doivent réagir urgemment, avant qu’il ne reste plus de femmes dans ce quartier », a déclaré Dibora Fonkam, un habitant de Bakweri town.


Pour sa part, M. Bartholomew Evakise a déclaré qu’il était nécessaire de créer un groupe d’autodéfense dans le quartier pour éviter de tels massacres. « J’ai vécu ici toute ma vie et nous n’avons jamais connu ce genre de meurtres. Cela doit cesser », s’est-il indigné. Le mercredi 21 février 2018, une femme de 30 ans a été découverte dans le quartier de Sandpit à Buea, à quelques mètres de Bakweri town. Ses seins avaient été lacérés par des inconnus. Deux semaines avant l’incident du 21 février, une autre femme a été retrouvée morte dans le même quartier. Certaines parties de son corps avaient été amputées.

La redaction

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