Etoudi Gedeon 19:39:00

Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion de prendre des vacances, et de se détendre en famille. Et cela passe souvent par l’intermédiaire de Netflix. La célèbre entreprise de SVOD a toutefois tendance à retirer sans crier gare certain contenu de son catalogue. Nous avons réalisé une sélection des quelques films à voir sur Netflix avant qu’ils ne soient retirés du catalogue.


L’offre de Netflix s’étoffe petit à petit chez nous, même si elle reste difficilement comparable avec la version américaine. La firme ne cesse d’ajouter des séries et des films, mais il arrive également que certains soient enlevés du catalogue. Ce sera le cas pour la liste suivante, dont les films disparaitront à partir du 1er janvier prochain (jusqu’au 15). Profitez donc de votre temps libre pour (re)découvrir ces longs-métrages salués par la critique et le public. Bon film !

Arrête-moi si tu peux (à voir avant le 1er janvier)

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En 2003 déjà, Steven Spielberg décidait réunir deux têtes d’affiche dans une des meilleures comédies policières des années 2000. On y découvrait l’histoire romancée de Frank Abagnale Jr., incarné par Leonardo DiCaprio, un escroc américain ayant sévi dans les années 60. Poursuivi par un agent du FBI particulièrement acharné (Tom Hanks), ce dernier n’aura de cesse de changer d’identité dans un jeu du chat et de la souris particulièrement haletant. Le récit est intense, mais ne manque pas d’humour, ce qui en fait un divertissement pour toute la famille. Un film pétillant, parfait pour les fêtes.

Will Hunting (à voir avant le 1er janvier)

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Alors que Robin Williams nous a quitté il y a déjà plus de deux ans, pourquoi ne pas revoir Will Hunting, qui fut l’un de ses rôles les plus marquants ? Réalisé par Gus Van Sant, ce long-métrage retrace le parcours d’un jeune prodige des mathématiques (Matt Damon) qui a choisi de vivre comme un rebelle en quittant très tôt les études. Par un heureux hasard, il croise le chemin d’un professeur du prestigieux MIT. Cette rencontre va changer son existence. Will Hunting est certainement le film le plus conventionnel du réalisateur, et certains diront que l’ensemble est un peu convenu, mais la prestation malicieuse des deux acteurs finit toujours par convaincre. Un beau feelgood movie.

Batman Begins (à voir avant le 1er janvier)

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Batman Begins signe le retour de la franchise, huit ans après la déception causée par Joel Scumacher. Il pose les jalons d’une brillante trilogie, qui connaitra son apogée lors du second opus, intitulé The Dark Knight. Pour ce remake, Christopher Nolan décide de réintégrer la figure du héros dans un cadre plus réaliste, en se séparant assez clairement de l’héritage visuel du comics. Gotham devient New York (ou Pittsburgh) et le récit adopte un ton plus mature, dénué de manichéisme. Avant d’être un justicier, Batman est un homme rempli de failles, que ses ennemis se feront un plaisir d’exploiter. Une renaissance salutaire.

L.A Confidential (à voir avant le 6 janvier)

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Inspiré de l’oeuvre de l’écrivain James Ellroy, L.A Confidential se révèle être un thriller bien plus malin qu’il n’en a l’air. Plongés dans une affine de meurtre particulièrement sordide, trois enquêteurs aux méthodes radicalement différentes vont devoir travailler de concert pour trouver les coupables. Le réalisateur Curtis Hanson offre des rôles de choix à Russel Crow, Kevin Spacey et Guy Pearce, qui donnent un rythme soutenu au récit.
Le scénario à tiroir maintient le spectateur dans le mystère jusqu’au bout. L’aspect historique est finement retranscrit, et fait hommage aux films noirs de l’époque sans pour autant paraître vieillot. Un classique qu’on prend plaisir à (re)découvrir.

Virgin Suicides (à voir avant le 15 janvier)

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Premier long-métrage de Sofia Coppola, Virgin Suicides reste aujourd’hui le film-étendard de la réalisatrice. Si Sam Mendes se moquait avec cynisme de la petite bourgeoisie américaine dans American Beauty, Coppola lui insuffle une part de mystère, en retraçant l’itinéraire tragique de cinq sœurs troublées par l’adolescence.
Plus qu’une histoire, la metteur en scène imprime surtout un style, qu’elle n’a cessé de peaufiner au cours de sa carrière. Le rythme est flottant est chaque élément prête à la rêverie, mais cette ambiance feutrée cache en fait une réalité bien plus effrayante. Un paradoxe parfaitement incarné par Kirsten Dunst, dont le visage (pas si) candide sera éternellement lié au film.

Gone Baby Gone (à voir avant le 1er janvier)

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Adaptation d’un roman de Dennis Lehane, Gone Baby Gone signe aussi le passage de l’acteur Ben Affleck derrière la caméra. Ce thriller situé en plein cœur de Boston lui vaudra d’ailleurs la reconnaissance d’une bonne partie de ses pairs. Il met en scène un couple de détectives à la recherche d’une jeune fille disparue. Au fur et à mesure que la recherche s’amplifie, le spectateur découvre que les habitants du quartier ont tous une attitude tendancieuse.
Ils devront donc plonger dans la partie la plus sombre de Boston, où règne dealers et pédophiles, pour démêler le vrai du faux. Bien qu’assez classique dans son déroulement, le long-métrage permet de découvrir le talent de Casey Affleck (actuellement dans le très bon « Manchester by the Sea »), qui n’est autre que le frère de Ben. Un polar solide, et une vraie bonne surprise.

Chocolat (à voir avant le 1er janvier)

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Après son triomphe dans Intouchables, Omar Sy a vu les propositions de rôle s’accumuler. Passé nettement plus inaperçu, Chocolat reste un film attachant qui met en lumière la carrière de Rafael Padilla, premier artiste noir de la scène française. Engagé par le régisseur du Nouveau Cirque après une longue errance, il connaîtra le succès dans un duo comique (à l’idéologie fortement coloniale) avec le clown blanc George Footit, et obtiendra le surnom de « Chocolat ».
Roschdy Zem revisite ce destin tragique en prenant quelques libertés avec l’histoire officielle, mais offre cependant un très beau rôle de composition à Omar Sy, sans oublier son collègue James Thierrée. Le film est visuellement très réussi, et soulève une intéressante réflexion sur le racisme ordinaire d’hier et d’aujourd’hui. Moins cru que La Venus Noire d’Abdellatif Kechiche, Chocolat reste une fable intelligente qui vaut le détour.

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