Etoudi Gedeon 20:53:00

Au cœur du tumulte, un terrain de 100 hectares, dont le Ministre du Cadastre, Jacqueline Koung A bessiké, a immatriculé en faveur d’une collectivité «fictive». Les chefs traditionnels du canton de Longasse, arrondissement de Dibamba, département de la Sanaga maritime sont en colère. 

Et pour cause, le 25 août dernier, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINCADAF), Jacqueline Koung à Bessike, a immatriculé un terrain de 100 hectares en faveur d’une collectivité dénommée «Bloc Pont sur la Dibamba», Missole I. Elle a été au préalable saisie par un membre de ce bloc qui réclamait alors 300 hectares du patrimoine domanial du canton Longasse.

«Ce village n’existe pas dans notre canton. C’est n’est rien d’autre qu’une création fictive du chef de terre», soutiennent les chefs du village, qui indexent par ces propos le MINCADAF. Par conséquent, les populations du canton de Longasse menacent de bloquer le pont sur la Dibamba sur l’axe Douala-Yaoundé pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine, édition 2016, si elles ne sont pas rétablies dans leurs droits, rapporte le quotidien Le Messager du mardi 15 novembre 2016.

En effet, cette immatriculation directe au profit de pseudo-collectivités semble ne pas être la dernière. Selon les notabilités, «quinze procédures d’immatriculation directe au profit de la pseudo-collectivité, présentement en cours de traitement dans les services de la délégation régionale du MINCADAF du Littoral, suivent leur cours avec une célérité curieuse et inhabituelle». 

Une source jointe au MINCADAF  n’a pas cru bon devoir se prononcer sur le sujet, arguant qu’il s’agit d’une affaire extrêmement sensible qu’on ne saurait ébruiter dans les médias, peut-on lire dans le journal. Pour les chefs traditionnels, il est impératif qu’une enquête soit ouverte autour de cette affaire, qui a un parfum de corruption, susceptible de mettre en péril la paix sociale.   

Cameroon Infos

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.