Etoudi Gedeon 13:49:00
petit-pays-ip_4-933x445.jpg

28-10-2016(11h10)

Dans une publication faite dans les réseaux sociaux il y a quelques jours par l’économiste Dieudonné Essomba, ce dernier expliquait par quel mécanisme l’Etat du Cameroun a perdu la Sonel, la Regifercam et biens d’autres entreprises d’états au profil des multinationales occidentales.

Selon lui l’institution financière servait de pont dans les règlements des créances entre états, les pays africains surendettés devaient rembourser les dettes dues aux occidentaux ,dettes qui selon le  Agbohu, représentaient en grande partie les ‘’dettes coloniales’’ imposées par la France à ses anciennes colonies, les dommages liées à la décolonisation devaient être payées par nos états à la France colonisatrice.

Dans l’analyse de  l’économiste Dieudonné Essomba, tout ce qui intéressait ces multinationales étaient le gain effréné, et pour le cas de Camrail et la Sonel, nous pouvons faire ce constat, dans la mesure où même la maintenance figurant dans le cahier des charges était ignorée par ces multinationales.

La France via plusieurs leviers, le FMI, club de Paris, accords de défenses et ses clauses secrètes était plus que jamais le grand architecte des privatisations. Rien n’a échappé, et les pressions se feront à plusieurs niveaux, en Interne et Externe.

En interne des forces endogènes à l’instar des camerounais ayant bradé le port de Douala, et la Camrail, etc…Et en externe, la naïveté des populations très peu au fait des enjeux, ne sachant pas lire le monde,les medias tueurs à gage qui orientaient nos opinions publiques, émettant tous en FM chez au Cameroun sans condition, ce qui est impossible en France, pire, notre pays n’ayant pas accès aux marchés financiers.

Le 27 Octobre 2016 en ouvrant le troisième forum annuel de Customer Due Diligence et Corporate Gouvernance organisé par la Banque africaine d’exportation-importation (Afreximbank) à Kigali, Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la planification économique va faire une révélation ignorée par beaucoup d’Africains,’’ au cours des 50 dernières années, l’Afrique a perdu plus de 1.700 milliards de dollars à cause des flux financiers illicites’’ ce qui représente pratiquement huit fois le montant actualisé du plan Marshall américain qui va reconstruire toute l’Europe.

Pourquoi le régulateur, et conseiller FMI ne s’est jamais prononcé contre ces mécanismes de spoliations et  le vampirisme du FCFA, Christine Lagarde aujourd’hui directrice du FMI est ancienne ministre français des finances, simple indicateur pour comprendre à quel niveau les états africains étaient pris aux pièges  de la misère et pauvreté.

La faute à nos dirigeants ?

En 1960, lorsque René Dumont  agronome français écrit, ’l’Afrique noire est mal partie’ ’ en Afrique les dirigeants s’appellent Kwame Krumah, Julius Nyerere, Keneth Kaunda, Sekou Toure, Ahidjo,Sylvanius Olympio, etc… Tous ces dirigeants cités en exemple aujourd’hui en Afrique n’ont pas empêché à René Dumont de prédire un  avenir obscur au continent .Nulle n’aura besoin de boule de Crystal pour comprendre que cette prédiction tenait en compte les mécanismes de soumissions mis sur pieds par les puissances occidentales.

Au Cameroun, tout le monde critique le chômage, la pauvreté et le manque d’infrastructures, tout le monde y compris Esther Ndang qui a dirigé pendant une décennie la société nationale des Investissements , une sorte de caisse souveraine du Cameroun, ou encore l’artiste Petit Pays.

Combien de camerounais savent que jusqu’en début d’années 1990, c’est un français qui payait les fonctionnaires au Cameroun?

Combien savent que jusqu’à la fin des années 1990 le majordome de la présidence de la république du Cameroun était français ?

Combien sont ceux qui savent que jusqu’en 2009 la France garantissait la sécurité de notre territoire, raison pour laquelle le pays va souffrir pendant plus de dix années de foudroyants meurtres par les  coupeurs de routes dans le septentrion, ou encore le conflit de Bakassi ou l’armée s’est débrouillée toute seule ? Les coopérants militaires français se sont farouchement oppose à la création du BIR(Bataillon d’intervention rapide)

Que pouvait faire un dirigeant dont l’économie non seulement était prise en otage par les bailleurs de fonds, pire encore, l’ordre du jour des conseils ministériels était défini par l’Elysée. Une attention très particulière de la France  était mise sur le Cameroun après  la visite du president Biya en Allemagne en 1987.

’La Sonara était gérée et gardée par les français qui assuraient tout jusqu’à la maintenance, Tu as tes ministres noyés jusqu’aux os , à peine tu as fini le conseil de ministres que le téléphone pour te demander pourquoi tu veux t’écarter de l’accord conclu par toi-même, demandé par toi-même et voulu par toi-même’ ’Explique une source qui a voulu garder l’anonymat avant de conclure ‘’ Il faut saisir qu’à la base un Etat c’est son armé si tu n’as pas d’armée t’as pas d’état, c’est la toute première des choses. C’est ton armée qui te fait prendre tes propres décisions, sinon tu attends quand tous les autres soient passés à table et tu espères avoir les miettes’’.

A peine les accords de défenses avec la France seront modifié le Cameroun arrivé au bout du tunnel de l’initiative PPTE et les français chassés de la Sonara, ajoute à cela la décision du parlement de nationaliser son patrimoine hydroélectrique, le Cameroun s’est retrouvé face à deux guerres, une contre Boko Haram dans l’extrême nord, une deuxième à l’Est par Seleka.

L’arrivée des forces spéciales au Cameroun a fait du Bir une armée professionnelle, et non plus un corps d’élite, le Cameroun peut enfin sécuriser son territoire et asseoir sa souveraineté, voilà pourquoi orange pour renouveler sa licence au Cameroun n’en croyait pas ses oreilles lorsque le gouvernement a multiplié par dix le prix du renouvellement, le jour de la signature, alors que MTN cédait, l’opérateur français a suspendu pour une semaine pour faire intervenir le Qay d’Orsay, malheureusement comme disait il y a quelques jours le ministre camerounais des transports, ‘’ les choses ne seront plus comme avant’’.

Albin Njilo

Let's block ads! (Why?)


Sources : Cameroun Liberty

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.