Etoudi Gedeon 09:16:00
Grévistes de la société SOCATUR Lore Esther Souhe
Alors que ces deniers ont bloqué la circulation au niveau du Rond-point Nlongkak pour revendiquer leurs droits, la police descendue sur les lieux de la grève a malmené et embarqué les manifestants. Mercredi  16 novembre dernier, les employées de la Société Camerounaise des Transports Urbain (SOCATUR) ont paralysé pendant plus de trois heures la circulation en barrant la route au quartier Nlongkak à Yaoundé, exprimant ainsi leur ras-le-bol. Et pour cause,  ces derniers, près de 125 au total, réclament le paiement de 12 mois et demi d’arriérés de salaires, soit 842 millions de francs CFA à en croire le porte-parole des grévistes Hubert Mani.
«Le Chef de l’État a déjà ordonné qu’on nous paye notre argent. Or, le 15 novembre au cours d’une réunion tenue avec le représentant du ministère des Finances, ce dernier nous a fait comprendre que nous ne pouvions pas être payés, c’est la raison pour laquelle nous avons organisé cette grève», fait savoir tout rouge de colère Hubert Mani.
Suite à ces actes, le Préfet du Mfoundi, Jean Claude Nsila, est descendu en urgence sur les lieux, suivi de la police anti-émeute pour essayer de contenir les grévistes dans l’enceinte de la SOCATUR. «C’est de l’insurrection, messieurs, ne nous obligez pas à agir, rentrez dans vos locaux», tonne un policier. Mais les grévistes semblent vouloir n’en faire qu’à leurs têtes. Rattrapés par les forces de l’ordre, les grévistes seront contraints de s’asseoir à même le sol, pour être plus tard embarqués contre leur gré dans des pick-up de la gendarmerie garés juste à l’entrée de la société.

Malheureusement, ceux des manifestants qui essayent de riposter sont emmenés de force et molestés avant d’être embarqués pour une destination non précisée. «Vous allez directement à Kondengui, vous allez passer quelques semaines là-bas», lance l’un des policiers comme pour intimider ces grévistes. Dans la foulée, le Préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila convoque une réunion de crise dans ses bureaux pour régler au plus vite cette situation.  Les grévistes, même dans les pick-up, promettent de ne pas en rester là. 

Cameroon Infos

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