Etoudi Gedeon 18:04:00

Un nouveau challenge lancé sur Facebook incite les mères à partager des photos de leurs enfants. Autant de clichés qui peuvent être revendus à des publicitaires ou exploités sans votre consentement.  Fin février, la gendarmerie nationale française diffusait sur les réseaux sociaux un avertissement à l’attention des jeunes parents qui seraient tentés de participer au nouveau challenge les incitant à poster trois photos de leurs enfants, puis de nommer dix autres personnes pour qu’ils en fassent autant. Chez nous, la Computer Crime Unit, qui partage la même inquiétude, s’apprête à diffuser le même message d’alerte sur les réseaux sociaux.

Propagation virale
«  Nous souhaitons mettre en garde les mamans contre ces challenges qui les invitent à poster des images de leurs enfants. Ces photos peuvent en effet être récupérées et détournées à des fins commerciales  », indique Olivier Bogaert. Ce n’est pas la première fois que de telles mises en garde à l’attention des parents sont formulées mais, souligne le commissaire de la Computer Crime Unit, «  ces challenges jouent un rôle amplificateur dans le phénomène car ces photos sont partagées, repartagées et donc tournent beaucoup sur Facebook. C’est une propagation virale  ».
En effet, une fois postées sur le « mur », les photos deviennent la propriété de Facebook qui peut ensuite les monnayer à n’importe quelle société désireuse d’exploiter l’image à des fins publicitaires. Impossible de prédire de quelle marque votre charmant bambin sera l’ambassadeur, à votre insu bien entendu. «  Il ne s’agit pas forcément de sociétés basées en Europe. D’ailleurs, celles qui cherchent à acheter des images postées sur Facebook comptent évidemment sur le fait que les utilisateurs ne vérifient pas si leurs photos réapparaissent ailleurs sur le net  ». Par ailleurs, attirer l’attention des publicitaires sur le fait que vous avez des enfants est sans doute le meilleur moyen de voir encore plus d’annonces ciblées pulluler sur votre mur.

Un autre risque – bien que nettement plus faible – n’est pas à exclure : la récupération de ces photos à des fins pédopornographiques. Ou par des escrocs qui s’en serviraient pour créer de faux profils en vue d’inspirer la confiance chez leurs victimes avant de leur soutirer de l’argent.

Gare au cyberharcèlement
Enfin, prévient encore Olivier Bogaert, les parents ne doivent pas oublier que toutes ces images resteront sur le net et qu’elles pourraient être exploitées à des fins de cyberharcèlement. Avec, comme on le sait, les conséquences désastreuses que cela peut avoir sur des enfants et adolescents plus vulnérables.

Les parents qui ne pourraient pas résister à la tentation de partager les plus belles photos de leurs marmots peuvent se tourner vers des sites plus sécurisés comme « Famicity.com » qui s’est engagé auprès de la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés) à ne pas exploiter les informations à des fins commerciales, à ne pas autoriser les moteurs de recherche à indexer les contenus personnels partagés par les membres, leur permettre de supprimer eux-mêmes définitivement les contenus postés et de ne réserver l’accès qu’aux personnes explicitement désignées. Une tout autre politique de confidentialité que celle pratiquée par le géant Facebook, en effet !

source: lesoir.be

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