Etoudi Gedeon 12:16:00

Ces personnes sans scrupules poussent les jeunes demoiselles à poser des actes immoraux, blessant même la sensibilisé humaine à cause d’un ‘’fameux’’ boulot très souvent rémunéré en monnaie de singe.

Comment procèdent- t ils ?
Ces pseudo agents choisissent des filles, belles de figure et grande de taille, via des sites web, les réseaux sociaux ou dans espaces publics. Ils conduisent celles-ci, dans des endroits dont eux seuls ont connaissance et abusent sexuellement d’elles, leur promettant un avenir radieux. Hélas ! Nombreuses sont celles qui mordent à l’hameçon, sacrifiant leur dignité pour de l’argent.

« Une fois qu’ils ont satisfait leur libido, elles devront pour chaque contrat, passer à la ‘’casserole’’ (avoir des rapports sexuels) », nous révèle Arnaud N’Guéssan, mannequin professionnel. Non contents d’avoir abusé de leurs proies, ces ‘’bandits’’ perçoivent aussi un pourcentage sur leur revenu. Une marge qui varie entre 15% et 20%, selon le contrat.

AKD, qui rêvait d’avoir une carrière dans la mode a été déçue par le comportement de son agent. « Nous sommes arrivées dans un hôtel à Grand-Bassam (ville balnéaire, située à quelques kilomètres d’Abidjan, ndrl) où devait se tenir la séance de Shooting photo. Mon manager a commencé à me toucher de manière pas commode. D’après lui cela faisait partie de la formation. Il m’a dit qu’on appelait ce faire ‘’ sensation’’. Je lui ai dit que je ne voulais pas. Il insistait mais j’ai refusé. Dans la même salle, se trouvait une métisse qui a été retenue après avoir couché avec lui », relate-t-elle avant de poursuivre : « Dans le casting auquel je participais, chaque manager avaient deux protégées.

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Quand le cas de la métisse a été réglé, il ne restait que moi. Je lui ai demandé pourquoi il faisait ce genre de pratique et il m’a fait savoir que ce n’est pas lui que c’est le boulot qui le demande. Selon lui, cela allait créer une complicité entre lui et moi. Qu’il ne devait pas exister de complexe ou de honte entre nous (…) Malgré ces agissements brutaux, je n’ai pas accepté», explique-t-elle. Puis de révéler : « Jusqu’aujourd’hui, je n’ai pas reçu mon contrat. Lorsque je l’appelle, il ne décroche pas pour la simple raison que je n’ai couché avec lui».

Comme ADK, il existe en Côte d’Ivoire plusieurs jeunes filles qui sont confrontées à cette situation. Victimes de leur beauté et de leur naïveté, elles ne savent à quel saint se vouer. Angeline Kra explique la mésaventure de son amie qui n’a pas eu la même chance que ADK d’échapper à ces prédateurs.
« Ma meilleure amie était très belle et élégante. Un jour, elle a été approchée par un individu qui lui a proposé de participer à un casting pour une entreprise commerciale de la place. Elle a immédiatement accepté. Apres le premier jour du casting, le manager l’a rappelé pour lui dire qu’elle est retenue et qu’il fallait passer au second niveau », affirme-t-elle.

Selon Angeline Kra, après la séance photo qui s’est faite dans une chambre d’hôtel, le manager a demandé au photographe de sortir expliquant à ce dernier qu’il allait s’entretenir avec la jeune fille.
« Le photographe parti, le manager a commencé à lui dire qu’elle devait coucher avec lui avant de signer le contrat. Chose qu’elle a refusé mais le manager n’a pas accepté ce refus. Il l’a violé. » Cette énième victime est sortie de cette aventure traumatisée alors que son agresseur reste introuvable.

Pour prévenir de tels dérapages ce milieu gagnerait à être assainir, et les jeunes filles devraient être sensibilisées afin d’échapper aux agents véreux qui leur promettent monts et merveilles.
Moise Bokbi

Sources : Afrik53

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