Etoudi Gedeon 15:05:00

Malgré l’interdiction du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales couvrant le département du Mfoundi, le commerce de la volaille se poursuit. Déclaré zone infectée à l’influenza aviaire hautement pathogène (Grippe aviaire), le département du Mfoundi, région du Centre, est sous l’interdiction de la vente de la volaille jusqu’à nouvel ordre. 

C’est ce qui ressort d’un arrêté du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales publié jeudi dernier. Aussitôt l’annonce faite, le délégué régional du ministère du Commerce du Centre, Alain Romuald Ombede Nama, est descendu vendredi dernier dans les marchés de volaille : Mvog-Ada, Mfoundi et Mokolo. Question de sensibiliser les vendeurs des poulets sur cette mesure. « Le ministère du Commerce s’occupe du volet commercial qui consiste à la transaction entre le vendeur et l’acheteur.

Pour cela, nous ne voulons plus voir de poulets dans les marchés. Ceux qui ne respecteront pas cette mesure verront leurs poulets saisis » a confié Alain Romuald Ombede Nama. Après cette déclaration, le président du collectif des vendeurs de poulets, Guy Merlin Heugang, assurait que cette mesure devait être respectée et appliquée dès le lendemain samedi. Ce qui n’est pas visiblement le cas. Au marché Mvog-Ada, comme à celui du Mfoundi ou de Mokolo, le commerce se poursuit allègrement. Les vendeurs ambulants continuent également de proposer leurs marchandises dans les rues de la ville. Dans les marchés, certes les gros camions en provenance des zones de production de l’Ouest ont disparu, mais les cargaisons de poulets sont toujours présentes.

Emmenées par les petits éleveurs de la ville et de sa périphérie ou des opportunistes qui les font rentrer à bord de motos et autres véhicules personnels. Pris au dépourvu vendredi par la mesure d’interdiction du MINEPIA, les gros éleveurs venus de l’Ouest ont eu du mal à écouler leurs bêtes. « On était obligé de liquider les poulets entre 500 et 1 000 F. On suppliait même les gens d’acheter », avoue un commerçant.

La nouvelle de la grippe aviaire et de la chute des prix des poulets s’étant propagée dans la ville, les consommateurs ont afflué dans les marchés samedi pour se constituer des stocks. D’où l’inflation. « Il n’y a que quelques courageux qui sortent avec leurs poulets et ça s’arrache comme des petits pains. Nous vendons au prix normal : 2 000, 2 300,  2 500, 2 800, 3 000, 5 000 F selon la qualité et le poids », explique un vendeur. « J’ai suivi la nouvelle à la radio. Vu que l’infection ne s’est pas encore propagée ici, j’ai décidé d’en acheter plusieurs avant qu’il n’y ait rupture. Je suis propriétaire d’un grand restaurant et ma spécialité, c’est les grillades de poulets », confie une dame qui en a acheté pour 100 000 F.

Des commerçants avouent ne pas avoir d’autre choix que de braver la mesure d’interdiction. « C’est une question de vie ou de mort. Je dois beaucoup d’argent aux grossistes.  En effet, je leur ai pris des poulets à crédit. C’est pourquoi, je suis obligée de les revendre, pour leur rembourser, malgré l’interdiction », assure Aline Kamga, vendeuse.

Sources : A la une aujourd'hui

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