Etoudi Gedeon 21:31:00

Plus besoin de voyager à dix milles lieux pour découvrir les saveurs culinaires venant de l’Empire du milieu. Les restaurants, qui dominent la ville de Douala, sont curieusement les restaurants chinois. Il est possible d’en rencontrer plus de deux sur la même rue. En toute discrétion, et sans aucune enseigne qui renseigne sur la présence d’un restaurant, se trouve « un empire » de la gastronomie chinoise. 

Ici, une grosse grille électrique sert de porte d’accès au restaurant. Il faut sonner pour que vienne la responsable. Après un mini interrogatoire, elle décide de laisser entrer le client. L’activité semble illicite. Alors pour avoir certaines informations, il faut se faire passer pour un potentiel client. Dans cet appartement transformé, il n’y a pas de carte. Le menu et les prix sont évoqués oralement par la serveuse de nationalité camerounaise qui se charge de les décrire. Le traditionnel rouleau de « nem » ne figure pas sur le menu, mais le client peut le commander. La cuisine est faite essentiellement par les Chinoises. Alors, le plat le plus commandé demeure les nouilles sautées à la chinoise avec des légumes. Ce plat coûte 3 500 FCFA, apprend-on.

A côté de ça, il y a aussi la fameuse soupe de nouilles au poulet. Elle coûte 4 500 FCFA et est un excellente remède contre la grippe, renseigne la même source. Le restaurant affiche complet à l’heure du déjeuner, les clients sont chinois et Camerounais. « Les Camerounais qui viennent ici sont des hommes d’affaires qui vont souvent en Chine. Ils connaissent donc la cuisine chinoise », déclare la serveuse. La cuisine chinoise se vend bien même, si la gérante n’a pas voulu s’exprimer là-dessus. La preuve, plusieurs restaurants clandestins gérés par des Chinois se créent de plus en plus dans la ville. Et notamment, sur le Boulevard Ahmadou Ahidjo, au quartier Akwa. Chez les Indiens, l’activité est tout aussi rentable. Mais ici, les clients sont tous de la même nationalité (indienne). Le restaurant Mahima à Akwa est géré par Navi, un jeune indien de 36 ans.

Il a repris le restaurant depuis 02 mois seulement. Il vient de Yaoundé où il occupait le même poste. C’est donc fort de sa réussite dans la capitale politique qu’il a rejoint l’équipe de Douala en renfort. Et les difficultés et challenges ne manquent pas. « Ici, les gens viennent à n’importe quelle heure demander à manger. Personne ne respecte les heures de repas. C’est tout l’inverse à Yaoundé », lance-t-il, d’entrée de jeu Son restaurant fonctionne en buffet et à la carte. Les spécialités sont indiennes et les prix n’excèdent pas les 6 000 FCFA. Et pour le cuisinier, les prix sont justifiés.

 « Les condiments que nous utilisons dans la confection de nos plats sont importés d’Inde. Le Cameroun a beaucoup de légumes mais pas assez d’épices, et vous savez que notre cuisine est très épicée. C’est pourquoi nous importons par le biais du super marché Mahima », explique-t-il. En Inde, 80% de la population est végétarienne, alors les plats végétariens occupent 03 pages dans la carte des menus : palak Paneer, Tandoori Mushroom, etc. Le restaurant Mahima sort à peu près 15 couverts par jour. Le gérant se dit satisfait, même comme les résultats de Douala sont de loin inférieurs à ceux de Yaoundé.

Sources : 237online.com - Tous les articles

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.