Etoudi Gedeon 22:55:00

Un incendie s'est déclaré lundi soir au marché central de la ville faisant aussi six blessés donc deux gravement atteints. Courageusement, les habitants de Kousseri tentaient de reprendre leurs activités hier. Ils se sont serrés les coudes pour surmonter le traumatisme qu’ils ont subi après l’incendie qui a dévasté près de la moitié du marché central de la ville la veille. 
« Nous étions allés assister une cousine qui a perdu sa boutique. C'était comme adresser des condoléances, comme un deuil », frissonne Mahamat.
 Près de 500 boutiques et échoppes sont parties en fumée. Les premières flammes ont été signalées aux environs de 20h30. Le fort vent sec de ce début de saison pluvieuse les a très vite dispersées, propageant le feu plus qu’il n'en fallait. Les pompiers de l'armée camerounaise ont été très rapidement débordés par la furie des flammes. Les autorités de la ville ont eu le bon sens de faire appel à ceux de la ville voisine de N'djamena. C'est de concert que les pompiers camerounais et tchadiens ont évité un plus grave désastre. Pendant plus de deux heures d'une lutte acharnée, ils ont combattu les flammes parfois hautes d'une dizaine de mètres.

Ils y sont venus à bout peu avant minuit. Les premières constatations que les autorités ont faites sont qu'il y a eu six blessés dont deux gravement atteints. Le feu serait parti du lieu dit « Nouveau marché », des congélateurs d'une alimentation. Un court circuit électrique en serait l'origine. Outre les branchements anarchiques de câbles électriques, sa propagation a été décuplée par le carburant contenu dans les innombrables groupes électrogènes dont se sont équipés les commerçants. Dans cette ville souvent sujette à des coupures de courant électrique pouvant durer des semaines, l'usage des groupes électrogènes est très fréquent.

Le préfet du Logone et Chari, Albert Mekondane a multiplié les réunions avec son état major et des représentants des commerçants. Ces derniers évoquent des pertes de plusieurs milliards de Fcfa. Ces déclarations seront très difficile à vérifier tant le commerce se fait à Kousseri de façon informelle.
« Ce n'est pas toujours ce que les commerçants présentent en vitrine qui est le contenu réel de la boutique. Il faut savoir que c'est le plus grand marché transfrontalier et il y a beaucoup de contrebande », fait remarquer Abdourahman un commerçant. 
Les pertes sont énormes tant pour ces commerçants que pour les habitants du département du Logone et Chari, ceux de N'Djamena et même de plus loin. 

Sources : 237online.com

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