Etoudi Gedeon 09:04:00

Plusieurs fournisseurs de la Compagnie de commerce et de transport sont incriminés dans un rapport publié le 26 mai et intitulé: «La Socamba: ou comment le bois volé du Cameroun est distribué. 

Greenpeace Afrique affirme avoir découvert une piste de bois «volé» menant jusqu’au “principal exportateur de grumes du Cameroun”: la Compagnie de Commerce et de Transport (CCT). Tel est le résultat auquel est parvenu cette ONG, dans une enquête sur l’exploitation forestière illégale au Cameroun, dont les résultats ont été rendus publics le 27 mai 2016.

Plusieurs fournisseurs de la CCT sont incriminés dans le rapport de Greenpeace intitulé: «La Socamba: ou comment le bois volé du Cameroun est distribué les marchés internationaux». Dans ce document, la Socamba est présentée comme «une entreprise engagée dans des pratiques illégales et destructrices, y compris la coupe de bois à plusieurs kilomètres en-dehors de sa concession d’exploitation forestière», indique un communiqué parvenu à notre rédaction.

[i «Pendant ses recherches sur la Socamba, Greenpeace Afrique a entrepris des enquêtes sur le terrain en octobre 2014 et janvier 2016 pour documenter les zones où des titres d’exploitation forestière destructive, connus sous le nom «ventes de coupe» (VC), ont été émis à des fournisseurs de la CCT. Greenpeace a également obtenu des témoignages de la part des communautés et des autorités locales, ainsi que des ex-employés [6]. Greenpeace Afrique a ainsi découvert du bois portant le numéro du permis VC 09 01 203 - délivré à la Socamba- à 8 km à l'extérieur de la concession»], indique le même communiqué.
“South Forestry Company” (SFC), “Feemam and Sofocam”, d’autres partenaires de la CCT, sont également indexés par Greenpeace. “Le Ministre des Forêts, Ngole Philip Ngwese, a proclamé l'innocence des sociétés exposées par Greenpeace de toute implication dans l'exploitation forestière illégale. Pourtant, l'une des entreprises qui a fait l’objet des investigations de Greenpeace, SFC, a été condamnée à deux reprises par les autorités camerounaises à payer une amende pour exactement le genre de pratiques dénoncées par Greenpeace, poursuit l’ONG.
Selon Greenpeace, les résultats de son enquête auraient amené le gouvernement camerounais à instruire un audit sur les activités de la CCT et de ses fournisseurs. Toutefois il recommande que ce processus soit «indépendant» et «transparent» et que des sanctions soient attribuées lorsque «les activités illégales seront confirmées».

Sources : Journal du Cameroun.com

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