Etoudi Gedeon 08:25:00
Lutte contre Boko Haram - BIR

Touché à la clavicule, Hadidja Abaza a succombé à ses blessures dans une clinique. A Mora, les militaires ont-ils décidément la gâchette trop facile contre les civils ? Les drames enregistrés ces derniers jours dans le chef lieu du département du Mayo-Sava pourraient le laisser penser. 

Le stress de la guerre et le sentiment que les abus peuvent être couverts dans un environnement de conflit sont autant de motifs qui encouragent certaines brebis galeuses de l’armée à multiplier des forfaits. Hier et encore aujourd’hui, des militaires sont mêlés à des braquages en série chez des riches commerçants de la localité de Mokolo dans le Mayo- Tsanaga. Malgré des mesures prises par le Haut commandement de l’armée, le phénomène n’est pourtant pas loin de s’estomper.

Si d’autres utilisent leurs armes pour spolier des citoyens, à Mora, l’origine de la fureur de certains militaires est un sentiment propre aux hommes : la jalousie. Le 09 avril 2016, un élément du Bataillon d’intervention rapide a ainsi ouvert le feu sur sa dulcinée, une certaine Hadidja Abaza. Touchée à la clavicule, elle a été transportée dans une structure hospitalière privée de la ville où elle a finalement rendu l’âme.

© L’Oeil Du Sahel : D.W.

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