Etoudi Gedeon 16:06:00

Des Jeux Universitaires sans tricherie ! C’est le souhait formulé par le Ministre de l’Enseignement Supérieur (MINESUP) et les responsables de la Fédération Nationale des Sports Universitaires (FENASU) lors du lancement de la 19e édition des JU à l’Université de Yaoundé II. Mais une fois encore, cet évènement qui réunit chaque année les universités du pays pour des épreuves sportives n’a pas échappé au phénomène.

Aux dénonciations des médias, vient de s’ajouter la voix très porteuse du Recteur de l’Université de Dschang. Le Pr Roger Tsafack Nanfosso a donné une conférence de presse le 28 avril 2016. À en croire Le Jour du 29 avril, il n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer un cas flagrant de mercenariat.
«L’Université de Dschang a été victime. Nous nous sommes rendu compte qu’une de nos athlètes compétentes court au moment où je vous parle, dans une institution qui n’est pas l’Université de Dschang, avec un dossard connu. Tout le monde la connaît et on sait qui elle est. C’est une de nos étudiantes au moment où je vous parle, inscrite dans une filière où on ne peut dire qu’elle a le temps de s’ennuyer, pour pouvoir s’inscrire dans une autre Université. Nous avons constaté qu’elle n’est pas avec nous, ayant bénéficié de notre formation, mais qu’elle est avec nous en institution. Je me refuse à discuter des raisons pour lesquelles notre étudiante a choisi une autre institution, le fait est qu’elle ne court pas avec l’Université de Dschang», a dénoncé le recteur.
L’enseignant d’université n’a pas donné révélé l’identité de l’étudiante incriminée. Le contraire de Le Jour. Le journal indique qu’il s’agit de « Larissa Medeme Mbezele, étudiante en 3e année biomédicale à l’Université de Dschang et handballeuse. Ses camarades avec qui elle a fait la préparation ont été surprises de la voir dans l’équipe de l’Institut universitaire du Golfe de Guinée (IUG) avec le numéro 8 ».

Pour Tsafack Nanfosso, les mesures mises en œuvre par la Fenasu pour combattre ce phénomène sont inefficaces. «La FENASU a pris un certain nombre de mesures depuis quelques années pour lutter contre ce phénomène. Généralement, ce sont des mesures de taxation (…) Pour des mesures de taxation, vous verrez des gens qui sont prêts à payer tous les montants du monde, s’il ne s’agit que de cela. Il faut que nous trouvions un moyen, peut-être que la FENASU est en train de mettre cela en place. Je fais confiance aux dirigeants de la FENASU pour nous éviter cela, vu ce qu’ils font pour combattre le phénomène. Je constate que ce sont davantage des mesures de taxation que des mesures véritablement de répression», a-t-il regretté.

Un pavé dans la marre, jeté par le recteur de l’Université de Dschang qui a proposé quelques pistes de solution: «Nous touchons à quelque chose dont la solution est difficile. Ça demande une réflexion d’ensemble. D’abord, il faut un engagement citoyen de la part de toutes les institutions qui décident de venir aux Jeux. Il ne faut pas venir aux Jeux avec l’ambition de gagner à tout prix et à tous les prix. Ça déteint sur l’esprit olympique ; ça détériore l’image de l’institution de formation que sont les institutions publiques et les institutions privées. C’est très grave. Le signal qu’on émet, que la presse dénonce que tel étudiant qu’on voit courir n’appartient pas à une Université, n’est pas bon. Tout finit par se savoir, malheureusement. Il faut faire en sorte qu’une institution soit par exemple exclue des Jeux pendant cinq ou dix ans qu’un athlète convaincu de fraude se voit retiré ses médailles, même après deux, trois, quatre ou cinq ans comme ça se fait au niveau international. Nous sommes ouverts à contribuer à ce que les Jeux universitaires s’améliorent», a déclaré le Pr Nanfosso.

Sources : Cameroon-Info

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