Etoudi Gedeon 08:22:00

12 mois, c’est le temps qui s’est écoulé entre le lancement des derniers concours dans la police et la publication des résultats définitifs. Ces concours spéciaux qui concernaient le recrutement de 4 700 personnels dans la police ont été lancés en avril 2015. Les résultats des admissibilités ont été publiés en novembre 2015. Ce n’est que le 22 avril 2016 que les résultats définitifs ont été rendus publics. Une longue attente qui est devenue ces dernières années un phénomène récurrent.

L’occasion pour le quotidien Le Jour de s’interroger sur les raisons de ces attentes de plus en plus longues. Dans son numéro du 27 avril, le journal met en relief plusieurs éléments. En tête, les tripatouillages et autres irrégularités. Pour les concours dont les résultats viennent d’être publiés, Le Jour indique que certains candidats dénoncent des irrégularités.
Selon une candidate malheureuse «il y a plusieurs noms qui se retrouvent dans les listes définitives pourtant ils ne figuraient même pas dans les listes d’admissibilité. Certains qui y figuraient même, mais qui n’ont pas pris part aux tests de visites médicales et autres sont comptés parmi les admis définitifs», dénonce-t-elle.
«Des irrégularités notoires ont été dénoncées par plusieurs sources. La police ne s’est pas pour l’instant prononcée sur ces accusations. Dans tous les cas, ces critiques et autres irrégularités ne sont pas nouvelles. En mars 2015, lors du même concours, la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN), avait interpelé en flagrant délit et présenté à la presse huit personnes soupçonnées de fraude et de corruption. Il s’agissait des parents de candidats et hommes d’affaires. Parmi les suspects, il y avait aussi des hommes en tenue. Un officier de police et un sergent-chef révoqué avant les faits», rappelle notre confrère.

Suffisant pour le quotidien privé de conclure à «une tradition de tripatouillages». Le Jour rappelle par ailleurs qu’«en 2002, déjà, le concours d’entrée à la police organisé par Pierre Minlo Medjo alors Délégué Général à la Sûreté Nationale battait quasiment les records d’irrégularités. La presse camerounaise indexait divers tripatouillages. Au rang des plus décriés, des candidats admis sans avoir été admissibles. De manière rocambolesque et défiant toutes les règles de bon sens, les candidats admis étaient en effet largement plus nombreux que les candidats admissibles».

Sources : Cameroon-Info

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