Etoudi Gedeon 09:30:00

Les prostituées centrafricaines envahissent la petite cité minière. Depuis le déclenchement de la crise centrafricaine en mars 2014, la région de l’Est accueille un grand nombre de fugitifs. Plusieurs ont déposé leurs valises dans la petite ville minière de Bétaré Oya. Si les hommes ont opté pour le vol, cambriolage, braquage comme moyen de survie, les femmes ont jeté leur dévolu sur le plus vieux métier du monde .Tous les jours en début de soirée, les jeunes filles de nationalité centrafricaine prennent d’assaut les bars et autres buvettes de la ville.

Habillées en tenues qui exposent les parties intimes du corps, elles ne se font pas prier pour aborder tout passant. « Elles viennent vous faire la proposition. Elle vous aborde comme si elle prenait votre commande, et en profite pour vous glisser des mots à l’oreille », explique Séverin Moussa, le gérant d’une buvette. « Elles laissent parfois les entre jambes visibles pour vous séduire, et même les hommes les plus résistants cèdent », ajoute Freddy Mbal, un habitué des lieux .

L’esplanade de l’hôtel de ville de Bétaré Oya est l’autre point d’afflux. Débout sur l’espace gazonné, elles y sont tous les soirs par centaine : « Celles qui sont amorties sont à l’hôtel de ville, elles attendent sur place ». Les prix d’une passe varient en fonction du milieu et de l’âge. Pour les plus jeunes qui s’exhibent dans les buvettes, il faut débourser 1000 F.Cfa.

Alors que pour celles qui sont amorties par le poids de l’âge et qui se trouvent à l’hôtel de ville, le prix varie entre 300 et 500 F.Cfa : « Généralement, tout dépend de la fraicheur du produit qu’on a en face. Mais à l’hôtel de ville c’est moins cher parce qu’elles sont vieilles alors que celles qui mettent en exergue leur jeunesse exigent 1000 F.Cfa », précise Eden Nyanga, un habitué des lieux.

© Le Jour : Charles Mahop


Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.