Etoudi Gedeon 05:41:00

Fly CamInter est un nom auquel il va désormais falloir s’habituer. La nouvelle entreprise de transport aérien qui a pris ses quartiers à Douala a été présentée à la presse le 18 mars dernier. Sur la raison d’être d’une telle entreprise dans un pays qui dispose déjà d’une compagnie aérienne, François Emmanuel, chef de projet, s’est voulu formel : «Ce marché ne connait pas le monopole ».

Le secteur du transport aérien se veut donc compétitif, afin de répondre de manière efficace aux besoins des passagers. Et la première destination en vue de la nouvelle compagnie, en attendant d’étendre son réseau dans d’autres villes du pays, c’est la partie septentrionale du Cameroun. Les raisons de ce choix, arguent les figures de proue de Fly CamInter, «L’insécurité des routes du Nord pousse les populations à adopter le transport aérien, les difficultés d’offres et de choix de transporteur vers le Nord» et donc, «l’accessibilité des billets d’avions permettrait de recruter la classe moyenne et la fidéliser.

En plus, le Nord, c’est une distance importante. C’est la première phase, le but n’est pas le long courrier. Il fallait commencer quelque part», justifient François Emmanuel et ses collaborateurs. Cette compagnie aérienne débute ses vols le 27 mars 2016 avec une flotte de deux appareils neufs d’une capacité de 49 places, dont 7 en VIP. Fly CamInter dit avoir déjà investi 200 millions de Fcfa. Un montant qui n’inclut pas les infrastructures de cette entreprise qui emploie actuellement vingt personnes, parmi lesquelles 03 Camerounais.

«C’est un Camerounais basé à Paris qui en est l’actionnaire majoritaire», révèle François Emmanuel. En effet, l’actionnaire majoritaire détient 51 % de cette entreprise dont «les équipages sont français», précise le chef projet. Les vols, martèlent les responsables de Fly CamInter, auront lieu tous les jours entre Douala, Yaoundé, Garoua et Maroua. La cible est bien déterminée. Notamment les hommes d’affaires, les commerçants, les fonctionnaires mais aussi les étudiants dont les mouvements sont certes saisonniers.

Ce projet, selon ses promoteurs, vise le renforcement des dessertes touristiques, le transfert de savoirfaire des métiers du transport l’aérien, la création d’emplois locaux, notamment des agents et cadres supérieurs. Egalement évoqués, l’impact induit sur l’économie locale à travers les taxes, les fournisseurs, le développement des opportunités pour la clientèle.

Sources : Le flux rss de camer.be

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.