Etoudi Gedeon 14:21:00

Ici la population est en proie à l’insalubrité et aux maladies diarrhéiques au quartier Mokolo. Louise Mendim, 18 ans, sans emploi est enceinte. Avec Arielle Koulou sa cousine, elle vit dans une chambre que les deux filles louent à 5000 FCFA le mois. Pendant les pluies, l’eau coule du toit. Ce mardi, 22 mars 2016 à Mokolo au quartier New-Bell, il est 10h30 et le soleil peine encore à s’établir dans le ciel. Les deux jeunes filles assises à la véranda, devisent avec quelques voisins venus « perdre du temps » avec elles.

Rodolphe et Estelle. On parle de tout et de rien. A un moment donné, Louise se lève et se dirige vers la petite cour où sont juxtaposées trois grosses pierres. La jeune fille intercale des morceaux de bois entre les pierres. C’est ce qui tient lieu de foyer. Elle s’active ensuite à allumer le feu qui peine à prendre.

Le sol étant très humide en cette période de l’année marquée par des pluies abondantes dans cette partie du pays. Avec un peu de patience en soufflant sur le bois allumé, la fumée finit par monter et les premières flammes apparaissent. Reste à faire une seule prière, que la pluie ne s’invite à cet instant précis. Ce qui compromettrait tout espoir de faire la cuisine ce jour. Non loin du foyer de fortune à ciel ouvert, ruissellent dans des rigoles des eaux usées d’une couleur noirâtre dégageant des odeurs nauséabondes.

Cette eau souillée qui met tant les habitants du quartier mal à l’aise, « charrie aussi des excréments humains provenant des fosses septiques vidangées par les fortes pluies. D’où les mauvaises odeurs », se plaint Rodolphe Obama Eto, habitant du quartier et élève en classe de terminale au collège Bonneau d’Ebolowa. Et comme si cela ne suffisait pas, « ces eaux usées et souillées s’introduisent dans les maisons pendant les inondations provoquées par les fortes pluies », déplore l’élève.

Promiscuité et grossesses.
Le secteur Mokolo du quartier New-Bell étant un marécage classé de zone à risque interdit d’habitation par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le quartier est en effet situé au pied d’une montagne surplombée par une énorme pierre pouvant dégringoler à tout moment. A Mokolo, le sol est boueux, les mares d’eaux sont omniprésentes et les rigoles charriant des eaux souillées côtoient des habitations construites pêle-mêle.

Des maisons en décrépitude avancée, la plupart faite en planches ou en terre battue avec des toitures aux vieilles tôles perforées. D’où les moustiques, les souris, les cafards dans les maisons et surtout des maladies diarrhéiques très fréquentes dans le quartier. Estelle Mefouman, une jeune habitante du quartier sans emploi, énumère quelques unes, « les amibes et la diarrhée, du fait de la mauvaise qualité d’eau consommée ».

Sources : Le flux rss de camer.be

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