Etoudi Gedeon 15:41:00

Le 16 juin 2015, le tribunal avait entendu la plaignante ainsi que son témoin. Elle a été détachée comme secrétaire à la direction générale du MINEDUB pour le Centre en 2010. L’accusé a été nommé à la sous-direction des affaires générales le 31 janvier 2012. D’après la plaignante dont le journal Kalara du lundi 7 mars 2016 tait le nom, la secrétaire a vu son bureau transféré dans une anti chambre que le sous-directeur précédent utilisait comme magasin et dont la seule ouverture est celle de son bureau.

«Il préférait la dictée et surtout que je fasse les saisies dans son bureau. C’est pendant que j’étais assise qu’il me faisait des attouchements », avait-elle déclaré. En ajoutant qu’il posait des questions telles que «je te mange quand?», «jusqu’ou vas tu me résister?». La plaignante affirme avoir souvent abandonné le travail pour s’opposer aux assauts démesurés de son patron. Mais ce dernier revenait à la charge. «Je suis restée ferme sur ma position de femme mariée. J’ai cru qu’il allait comprendre avec le temps. En vain», dit elle

En guise d’avertissement, l’accusé menaçait de la faire affecter très loin de Yaoundé. et la secrétaire multipliait des humiliations au cours des réunions de service. Le 30 décembre 2013, l’accusé aurait attendu que le personnel en congés de fin d’année soit absent pour passer à l’attaque. Il a appelé sa secrétaire dans son bureau alors «qu’il était en érection, dit-elle. Je n’en revenais pas. (…) Je me sentais faible, puis il m’a pénétré plus d’une fois. Quand j’ai repris mes forces, je l’ai repoussé». La plaignante dit avoir appelé son époux et son témoin arrivé le premier sur les lieux pour la conduire à l’hôpital.

Le 3 mars 2016, occasion a été donné à l’accusé de livrer sa version des faits. Il déclare que la plaignante est rentrée chez elle à 15 heures le 30 décembre 2013. «Je ne sais pas ou elle est partie se faire violer. Je ne l’ai jamais harcelée», clame-t-il. Selon lui, la plaignante est revenue travailler le 4 janvier 2015 mais cette fois ci dans le bureau du délégué régional avec qui il ne s’entend pas. Ce n’est que quelques jours après qu’il a reçu une demande d’explication «pour une histoire de viol» qu’il qualifie de machination orchestrée par le délégué régional qui l’a fait suspendre.

Géraldine IVAHA

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