Etoudi Gedeon 12:48:00
Le comité de pilotage du projet  a siégé à la Communauté Urbaine de Douala  les 27 et 28 janvier 2016, sur les modalités de création, d’organisation et de fonctionnement de ce centre de traitement post mortem.

Il s’agit précisément d’un centre de traitement des corps et surtout de ceux abandonnés dans la ville par l’incinération. Ce projet de la communauté Urbaine de Douala et des communes, est validé par la décision 008-35/minsantécapct2 du 7 janvier 2016  portant création et organisation d’un établissement post mortem dans la cité économique. Composé d’une équipe de près de 39 personnes, parmi lesquels les cadres du ministère de la santé, il a été question  pendant deux jours pour ce groupe de travail, de proposer  tous les supports qui vont permettre le fonctionnement optimum de cet établissement.

«C’est une activité assez délicate à tout point de vue et qui n’a pas encore encadré. Il faut qu’elle soit encadrée et il faut que toutes les modalités faites, parce que nous ne sommes pas en train de faire un centre en passant à Douala, il faudra que ce centre respecte toutes les considérations légales, environnementale et la santé publique et qu’à partir de cela que tout ce qui pourrait être fait puisse respecter les mêmes codes qui ont été établis. Et s’assurer que l’activité sera bien menée», explique Dr Mambo Maka du ministère de la santé publique.

En effet, d’après le Dr Fritz Ntonè Ntonè, délégué auprès de la Communauté Urbaine de Douala, la création de cet établissement dans un environnement où les cultures n’intègrent pas l’incinération des corps,  vient s’inscrire dans un contexte d’urbanisation confrontée à la problématique des cimetières. « Dans la ville de Douala, c’est la Cud qui gère les cimetières,  ce sont des sites appropriés dans le traitement post mortem. Ces cimetières sont saturés et nous sommes en train dans ce programme vaste de vouloir créer de nouveaux  cimetières et de mettre en place des procédés modernes de traitement de corps en particulier les corps abandonnés. Tout cela trouve sa justification dans le contexte général de la nécessité de la protection de l’environnement  et d’un contexte général de la mise en place de tout ce qui peut garantir un développement durable », explique le délégué auprès de la Cud. Il s’agit donc d’une structure  qui a la fonction crémation.

«  Il y a déjà un four crémation qui peut en une heure incinérer un corps. Sur place il y aura des enceintes comme des chambres froides, des coffres qui servent de morgue. Sur place, vous aurez toutes les commodités qui permettent de garantir une bonne étude médico-légale des instruments d’anatomo-pathologies et dispositions pratiques qui permettent la sécurisation des opérations par les forces de maintien de l’ordre,  et l’implication de tout cet arsenal administratif et judicieux. Il y aura sur place, aussi les commodités nécessaires pour ceux qui le voudront pour les levées de corps, c’est pour cela qu’il y aura un funérarium », ajoute Fritz Ntone Ntone.

 Basé au  bois des singes, une visite des lieux a permis au groupe de travail et aux journalistes de toucher du doigt cette nouvelle réalité dans la cité économique.  Un four crématoire  d’un coût total de 200 millions de Fcfa et d’une température d’au moins 800° est déjà en place. Georges Noe, ingénieur électrotechnique explique quelques fonctionnalités de ce matériel. «   Il fonctionne en deux étapes  à savoir, l’insertion du corps  et lorsqu’il est préparé on l’admet dans le four et on lance la crémation et en moins d’une heure, on peut avoir une crémation totale », confie-t-il. L’espace comprend également  des chambres froides, une salle de recueillement,  un funérarium et des espaces verts.

Sources : Le flux rss de camer.be

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