Etoudi Gedeon 06:59:00

«D’où viennent les jeunes filles et garçons portant les charges alors que toutes les frontières de Kousséri, Dabanga, Fotokol, Hilé halifa, Darack, Mougoudé et bien d’autres sont contrôlées nuit et jour par des forces de défense camerounaises? », interrogation contenue dans le journal Primeur édition du 1er février 2016 en kiosque. 

Le journal dans son édition du jour, évoque la préoccupation des élites traditionnelles et politiques de cette partie du pays, quant à l’identité de ces kamikazes. Et surtout comment font-ils pour se retrouver de l’autre côté des frontières camerounaises ?  Pour répondre aux questions suscitées, le journal Primeur écrit qu’ « à priori les soupçons collectifs évoquent les 253 filles enlevées par Boko haram dans la localité Nigériane de Chibo en 2013 et ces multiples adolescents formés pénètrent au Cameroun de part et d’autres avec des charges explosives ».
Le journal indique que le renseignement mis en place, n’adhère pas à l’option suscitée. « Le niveau de sécurité et du renseignement local réfute cette hypothèse et pointe un doigt accusateur sur nos populations dont certaines ne cachent pas leur volonté de voir notre pays sur les braises ardentes ». 
Le journal  poursuit avec la série d’interrogations ci-après. « Comment comprendre que la plupart des kamikazes qui opèrent ne sont que les jeunes filles et garçons qui jusque là, ne sont pas identifiés ? Comment Boko haram a-t-il procéder pour les recruter ? Est-ce par prise d’otage ou un choix délibéré d’une génération sacrifiée et naive ? ». Pour tenter de répondre à ces questions, le journal dit que selon certains avisés, Boko haram aurait perdu de milliers de combattants dans ses affrontements face à face avec la coalition. Et procède aujourd’hui au recrutement de nouveaux adeptes. Et dans les rangs de ces nouveaux recrus, on retrouverait selon des observateurs que cite Primeur des « camerounais originaires de l’Extrême-nord ».  Cette dernière thèse d’après le journal  « gagne en crédibilité à partir de la réussite incontestée du nouveau mode opératoire de guerre à savoir les attaques kamikazes ».

C’est depuis 2012, que cette région du Cameroun subit des attaques meurtrières. Les forces de défense camerounaises jusqu’ici ont toujours montré leur bravoure en dépit des pertes en vies humaines enregistrées dans le camp camerounais. Seulement, face à la recrudescence des attaques au sein du territoire camerounais, la question de l’identité des kamikazes et leur provenance taraude les esprits.

Sources : Cameroon-Info.Net HeadLines

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