Etoudi Gedeon 09:31:00

La famille de la défunte qui réfute le diagnostic de l’autopsie, exige plus de lumière sur les causes de la mort de celle-ci. C’était chaud en début d’après-midi du mercredi 6 janvier dernier, à l’hôpital de district de Mbouda. 

Venues assister la levée de corps d’Elodie, morte la veille, sa famille et celle de son époux sont rentrées bredouille. Après la mise en bière, le corps allongé dans un cercueil, était mis à la disposition de sa famille. Mais tout va subitement dégénérer lorsque le médecin légiste qui s’est chargé de l’autopsie, annonce que Elodie s’est donnée la mort en consommant un produit toxique. Une version loin de convaincre sa famille qui argue que leur fille a plutôt succombé après une bastonnade de son époux.

Tentant de justifier sa version vaille que vaille, chaque famille va peu à peu hausser le ton ; ameutant tout l’hôpital. Alors que les échanges houleux entre les deux parties étaient en passe de muer en rixe, les responsables de l’hôpital prendront la résolution de rentrer la dépouille à la morgue. Pour mémoire, Elodie, une femme âgée de 29 ans est morte le 5 janvier dernier dans des circonstances troubles. D’après nos sources, la veille, son conjoint, chauffeur de profession, revient d’un voyage au petit matin. Aussitôt il fait sa toilette qu’il ressort s’approvisionner en provende pour ses volailles.

Dubitative sur l’heure de retour de son époux, Elodie fait néanmoins appel à son amant. Le jeune garçon, âgé d’à peine 25 ans, débarque. Immédiatement, les deux tourtereaux s’enferment dans la chambre conjugale. La suite, chacun peut la deviner. Plus vite que d’habitude, le mari revient. Et surprend sa femme en train de s’envoyer en l’air avec quelqu’un d’autre sur son lit. Nos différentes sources indiquent que le mari cocufié a gardé son sang-froid.

Préférant alerter le voisinage qui l’a aidé à conduire son « bandit » à la brigade des recherches de Mbouda. Non sans subir une vive opposition radicale d’Elodie. Alors que le mari se montre disposé à faire libérer l’amant de sa femme, à condition qu’il appose sa signature sur un document à travers lequel, il s’engage à ne plus jamais franchir le seuil de son domicile, la femme, elle, insiste que son amant soit libéré sans condition. Le mari fléchit. Le jeune homme est libéré le soir du 4 janvier. Le couple retourne à la maison. Mais toute la nuit, le sujet de cette infidélité notoire ne va pas échapper aux conversations. D’après certains témoignages, Elodie et son époux se seraient querellés toute la nuit.

Le matin le mari se rend à son travail. A peine il est sorti qu’il est rappelé brusquement par des voisins qui lui disent que sa femme est entrain de convulser. Peu après son arrivée, Elodie décède. Dans un premier temps, les soupçons sont orientés vers l’époux qui sera interpellé et gardé à vue. Après une perquisition dans son domicile, une boite vide de produit toxique est découverte. Probablement celui que son épouse aurait consommé. Provisoirement, le mari est donc libéré. Afin d’en savoir davantage, le médecin légiste de Mbouda a indiqué qu’un échantillon de ce produit sera envoyé pour examen dans un centre spécialisé.

Si certaines sources soulignent que Elodie aurait décidé de se suicider pour éviter de subir le reste de sa vie, le regard de la société, d’autres renseignent que cette mère d’un enfant s’est donnée la mort après que son conjoint lui ait confessé qu’il est porteur du vih. Conseillant Elodie de ne plus répandre ce virus aux jeunes innocents. Visiblement, l’examen dont faisait allusion le médecin légiste a confirmé la thèse d’un suicide. Mais la famille d’Elodie ne semble pas convaincue. Affaire à suivre !

© Tonfack.over-blog.com : Vivien Tonfack


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