Etoudi Gedeon 13:14:00
Le phénomène de viol qui bat le plein à Conakry ne préoccupe pas que les femmes. Heureusement, serait-on tenté d’ajouter. En tout cas, le dernier cas dont les informations sont parvenues à notre rédaction concerne un jeune de 22 ans, que nous appellerons Maxime. 

Il prétend avoir été violé par un garde forestier qui reste introuvable. Et son histoire est si crédible à ses yeux qu’il a déjà porté plainte , au niveau du poste  de police de la Camayenne. Mécanicien de profession, mais actuellement au chômage, Maxime est un des nombreux jeunes flâneurs qui passent leurs journées à errer dans la capitale guinéenne, en quête de l’hypothétique pitance. A propos, lui-même avoue que de temps en temps, il se met au service d’une mendiante handicapée en guise d’accompagnateur et de protecteur contre d’éventuels dangers.  Et sa mésaventure d’hier est intervenue après une journée haletante au cours de laquelle sa complice et lui avaient récolté de leur mendicité un beau pactole. Parce qu’au partage, lui seul aurait reçu 300.000 GNF. Après avoir empoché ce montant, il s’est mis en tête d’aller au niveau du robinet situé dans l’enceinte de la cour abritant la forêt de Camayenne, entre le centre islamique et le cimetière Cameroun . Avec comme objectif de se laver et d’y laver ses habits.

Quand je suis venu hier aux environs de 17 heures, j’ai puisé de l’eau pour me laver et pour laver mes habits, comme je le fait très souvent. Un agent de la garde affectée à la protection de la forêt m’a abordé en me demandant ce que j’étais venu chercher. Je lui ai répondu que j’étais venu chercher de l’eau parce qu’on n’a interdit que l’on aille chercher l’eau dans l’enceinte de la Cour de la mosquée Fayçal. Aussitôt, sans aucune autre forme d’explication, il m’a retiré tout ce que j’avais sur moi, c’est à dire à dire 300.000 et un iphone. J’ai continué à laver en m’imaginant que je récupérerais le tout après. Mais c’est lui-même qui est venu me chercher en m’intimant de le suivre à la base où, m’annonce-t-il, je devais être emprisonné

Sauf que, poursuit-il
Au bout d’un certain temps, j’ai réalisé que nous n’allions pas à la base, mais vers un coin plutôt isolé.  Une fois arrivé, il a sorti son arme et m’a ordonné de me débarrasser de mes habits. J’ai demandé pourquoi me demandait-il cela ? Il s’est contenté de réitérer son ordre avec plus de fermeté encore. Je me suis alors exécuté en me disant qu’il prendrait mes habits et me laisser partir.  Mais quand je me suis mis nu, il m’a demandé de me courber.  Je lui ai tout de suite fait part de son étonnement et imploré son pardon. Il a refusé et m’a encore menacé avec son arme. Je me suis alors laissé faire et il m’a pris par derrière.

Après son acte, le présumé violeur s’est fondu dans la nature, avant que la victime n’ait eu le temps de réaliser ce qui lui était arrivé. Conduit  à l’hôpital de Donka par famille, les examens du jeune ont authentifié le viol. Mais au niveau du poste de police de la Camayenne, s’appuyant sur les premières enquêtes, on  se borne à rejeter en bloc les accusations de Maxime, en le peignant comme un vulgaire détenteur de drogue qui se serait enfui alors qu’on voulait le placer en garde à vue. La famille de la victime a évoqué des tentatives d’intimidation qu’elle aurait essuyées, pour ne pas se confier à la presse. Au niveau des gardes forestiers, c’est la loi du silence. On essayerait même de soudoyer le jeune pour l’inciter à accepter un règlement à l’amiable et à l’abri de la clameur médiatique.

ledjely.com

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