Etoudi Gedeon 10:22:00

Les cinq faussaires de nationalité nigériane, âgés entre 28 et 34 ans, ont été démantelés par la police judiciaire

Leur mode opératoire s’inscrit dans la cybercriminalité. La technique de ces derniers consiste à placer subtilement les stylos électroniques avec caméra incorporée au-dessus d’un distributeur automatique de billets de banque. Lorsqu’un client compose le code secret à 4 chiffres qui lui permet de faire des opérations sur son compte, la caméra presque invisible les mémorise à son insu. Les falsificateurs multiplient l’opération dans les banques à une forte clientèle afin d'enregistrer les codes secrets des comptes dont le solde est évalué en millions, voire milliards de Fcfa.

Les stylos électroniques retirés sont décryptés grâce à un logiciel approprié dans un ordinateur qui permet au gang présumé de faussaires de relever les codes secrets de malheureux clients. Ensuite, ils procèdent à la fabrication des cartes monétiques en fonction des banques et des codes en leur possession, grâce à des partenaires asiatiques et européens. Ce qui leur permet de se rendre dans les distributeurs et de se servir comme de véritables propriétaires de comptes bancaires.

Selon les éléments de la Direction de la police judiciaire à Yaoundé, ce gang présumé de faussaires est établi depuis 2008 dans la région du Littoral, plus précisément à Douala. Les membres du groupe se présentaient comme des hommes d’affaires nigérians, en communiquant plus avec leur numéro de téléphone du pays. La fouille de la police judiciaire a permis de découvrir qu’ils ont plusieurs identités. Le gang a été déniché grâce à la dénonciation d’une jeune camerounaise convoitée par quelques membres du groupe.


Le chef de service de laboratoire scientifique de la Direction de la police judiciaire de Yaoundé, Justin Nkouidja Semen estime que ce groupe de falsificateurs a déjà entrainé des pertes en termes de milliards de Fcfa à de nombreuses banques et leurs clients dans les villes de Douala et de Yaoundé. D’où l’appel de ce commissaire de police principal aux victimes, à se plaindre et à dénoncer tout cas suspect à travers le numéro vert 1500.

De plus, il exhorte les uns et les autres à redoubler de vigilance au moment de composer le code secret dans un distributeur de billets de banque, soit en s'assurant qu'il n'y a pas un objet douteux accroché au-dessus du distributeur, soit en couvrant de la main le clavier de saisie du code secret à 4 chiffres.

Une enquête est ouverte pour rattraper d’autres membres de ce gang réputé dans l'usage du faux. En six ans d'existence, les faussaires ont certainement causé une grosse perte à certains clients aux comptes garnis, voire à l'économie nationale. Un doigt accusateur est pointé sur les responsables ou les vigiles de certaines banques qui seraient complices.

Sources : Journal du Cameroun.com

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