Etoudi Gedeon 19:21:00

La priorité semble tournée vers le recrutement d’un nouveau staff technique pour les Lions indomptables du Cameroun. Mais une certaine opinion explique la performance quelque peu chancelante des poulains de Alexandre Belinga à Yaoundé contre le Niger par une supposée colère des ancêtres de Mfandena.

Un fait anecdotique accompagne la qualification des Lions indomptables du Cameroun à la phase de poule des éliminatoires du mondial Russie 2018. Les pratiques mystiques ont toujours fait écho au sein de la tanière des Lions. Les victoires à la Can 1984 en Côte-d’Ivoire, la finale âpre perdue en 1986 en Egypte, la victoire marocaine de 1988 sont mises à l’actif de plusieurs grands maîtres à l’instar de Mgr Jean Zoa, Pasteur Mougolé, et autres Jimmy et Mbeng.

Il n’en demeure pas moins vrai que les exploits de 2000 à la Can Nigéria-Ghana et 2002 au Mali sont toujours revendiqués par ceux que d’aucuns qualifient de vendeurs d’illusions. Ne se souvient-on pas de ce Charlatan originaire du septentrion qui revendiquait à travers un sit-in au siège du ministère de la Jeunesse et des Sports son paiement rubis sur ongles d’une dizaine de millions de Fcfa pour avoir contribué par des pratiques mystiques à la victoire des Lions à la Can Mali 2002 . Mais les échecs se sont aussi écrits par des loupées. C’est par exemple le cas avec la participation du Cameroun à la Can 1998 au Burkina Faso. Les Lions étaient sortis à l’étape des quarts de finales. L’anecdote que nous rapporte un membre de la délégation camerounaise laisse entendre que lors de ce match à élimination directe, le magicien de la sélection camerounaise avait assuré une victoire au Cameroun.

Sur le chemin du stade, le véhicule affrété pour cette "personnalité" va écraser un mouton. Le charlatan de récupérer cet accident que tous les membres de la délégation camerounaise ont considéré comme un mauvais présage. La suite on la connaît. Les Lions s’inclinèrent devant les Simbas de la RDC, 0-1. Pour les participations des Lions Indomptables en Coupe du monde, les anecdotes les plus vivaces font état de ce que pour la sélection de 1982, les blessures qui avaient écarté des joueurs comme Manga Onguéne, Maya Martin n’étaient pas des accidents hasardeux, mais bien des actes pernicieux et commandités par des concurrents. Pour 1990, à la coupe du monde italienne où les Lions Indomptables de Oman, Milla camer.be, Ekéké firent le premier parcours exceptionnel d’un pays africain, en atteignant le cap des quarts de finales, éliminés (2-3) après avoir mené l’Angleterre 2-1 jusqu’à huit minutes de la fin de la partie, Il se dit que les marabouts camerounais avaient été repérés puis pourchasser pour permettre à l’adversaire de prendre le dessus.

Mais une source indique qu’en octobre 1990, au lendemain de la compétition François Oman Biyick, le légendaire auteur du premier but de cette compétition planétaire, a avoué que son coup de tête exceptionnel face à l’Argentine de Diego Maradona était le fruit d’une préparation mystico-magique des sorciers de son village, Pouma. On s’imagine la consternation des camerounais qui décrièrent cette mauvaise sortie médiatique du goléador camerounais. Le vieux Lion, Roger Milla, 38 ans, dont les prouesses ont émerveillé le monde, a suscité même un reportage avec des révélations d’un patriarche Bassa, Ndjeguil, qu’il était le marabout attitré du meilleur joueur africain de tous les temps de qui il tient ses prouesses. Mais aujourd’hui,  au regard des mauvaises prestations que les Lions indomptables enregistrent à domicile, il se dit que des ancêtres de Mfandena sont très en colère contre les Lions indomptables et si rien n’est fait, les can de 2016 et de 2019 vont encore échapper au Cameroun  comme ce fut le cas en 1972. Les raisons des riverains du stade Omnisport évoquent la colère de leurs ancêtres qui réclament toujours leurs indemnités.

Ils avaient offert le terrain à l’Etat entre 1970 et 1972. On évoque la faible performance du Cameroun il y a quelques semaines face au Niger, le 2-2 face au Sénégal en 2012 et aussi le penalty raté de Womé éliminant les Lions pour le mondial de 2006 en Allemagne.

Le mauvais sort du stade Ahmadou Ahidjo
De 1972 à 1977, le stade omnisport de Yaoundé était réputé envoûté parce que des clubs à l’équipe nationale, le Cameroun a perdu plusieurs trophées dans cette cuvette de Mfandena. Le bal s’ouvre avec la 8è Coupe d’Afrique des nations qu’abrite le Cameroun. La sélection nationale se fait alors éliminer en demi-finale par le Congo Brazzaville, au désarroi total de toute une nation effondrée et éplorée. Puis ce sera le tour du Tonnerre de Yaoundé de manquer le doublée en 1976 en Coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de Coupe, battu par le Shooting Star d’Ibadan. L’année suivante, en 1977, le Canon tombe face à un autre club nigérian Enugu Rangers sur le même stade et dans la même compétition. On parle alors de la colère des ancêtres du quartier Mfandena parce que les déguerpis n’ont jamais été indemnisés depuis la construction de cette arène entre 1970 et 1972.

A chaque fois, devant le président de la République, obligé  de remettre sous l’oeil atterré des Camerounais, le trophée à l’équipe étrangère. Un véritable crime de lèse-majesté. Ce ne sera que partie remise puisque l’année suivante en 1978, le Canon déjoue la malédiction en remportant la Coupe d’Afrique des clubs champions devant le Hafia Conakry. Dans cette lancée, en 1979, le KpaKum domine les ghanéens d’Earts of Oak du Ghana. 1980, il va défier l’As Bilima à domicile 3-0 après un match nul (2-2) au match allé à Garoua. Ce qui fait dire aux Zaïrois meurtris devant leur président de la République, que les « Camerounais sont de grands sorciers ». Certaines indiscrétions attribuent cette épopée victorieuse du Canon, beaucoup plus aux prouesses incantatoires de Mgr Jean Zoa qu’aux talents de ses joueurs.

La vraie magie
Oryx de Douala avec le grand sorcier Ekélékéké, est redouté d’avoir fait gagner son équipe grâce à la magie. En finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1977, Oryx de Douala affrontait le Stade Malien après avoir éliminé le Real Republican du Ghana en demifinale sur le score de 2 buts à 1. Un crime de lèse-majesté pour le président Nkrumah. Il se dit qu’il avait été pris dans un piège où il fut enfermé dans une marmite. La condition de sa libération était d’accepter la défaite de l’Oryx-bellois. Devant son refus, son club sortit vainqueur, mais lui qui avait retrouvé la capitale Accra par un voyage mystique ne revint plus jamais. Les joueurs de l’Oryx de l’époque témoignent de sa présence au Ghana pendant tout leur séjour. Il y a aussi le cas du Caïman qui, à une époque ne marquait ses buts de victoire ou d’égalisation qu’en fin de match. Ce qui lui donna le pseudonyme de "Caïman à 6 heures". Oryx de Douala, dit-on, faisait arrêter la montre de l’arbitre et le temps suspendait son vol jusqu’à ce que Mbappé Lépé et ses coéquipiers, menés, égalisent et inscrivent le but de victoire.

Vérité ou simples affabulations ? Au-delà de ces anecdotes anciennes comme le football camerounais, il y en a de plus récentes. A l’instar de cette finale de la Coupe du Cameroun. Pour certains joueurs de cette époque, Racing avait perdu la finale 2-0 parce que les joueurs avaient refusé de s’exécuter aux rites du féticheur du village Bamendjou qui leur avait demandé de traverser, pieds nus, un feu ardent qu’il avait lui-même attisé. Toujours dans le phénomène de dame Coupe du Cameroun, très convoitée, il y a cette finale de 1984 que Dihep di Nkam remporta devant l’Union de Douala par un score étriqué de 1-0. Un but qui entraînât un grand mouvement de panique parce que toutes les fondations du stade de la Réunification menaçaient de céder sous l’effet d’un grand bruit souterrain. Les élites de Yabassi avouèrent alors que cela traduisait le retour du Bama après le travail accompli. Un grand reptile de l’allure d’une baleine que vénèrent les autochtones du Nkam.

© L'Epervier : GN

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