Etoudi Gedeon 09:19:00

Pour l'instant les rebelles islamistes syriens ayant prêté allégeance à l'EI et le groupe nigérian Boko Haram, qui s'est rebaptisé en mars "l'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest", n'échangent que des louanges sur internet, certainement quelques combattants et des armes, mais s'ils passaient à la vitesse supérieure leur capacité de nuisance dans toute la région serait considérable, ajoutent-ils.
"Ils pourraient par exemple décider qu'au lieu de se focaliser chacun sur leurs objectifs locaux, ils allaient commencer à viser des intérêts occidentaux dans la région", explique à l'AFP Michael Shurkin, ancien analyste à la CIA, spécialiste de l'Afrique au centre de réflexion Rand Corporation. 
"Boko Haram pourrait tenter de s'en prendre aux soldats français de l'opération Barkhane, ou aux Américains présents au Cameroun (…). Je ne pense pas que nous y soyons encore, mais on peut aisément imaginer de terribles scénarios", ajoute Michael Shurkin.

Toujours selon lui, "la transformation de Boko Haram en Etat islamique en Afrique de l'Ouest ressemble pour l'instant à une opération de marketing, un changement de nom commercial, mais ça pourrait aussi marquer la transition vers des objectifs de jihad global".

Le fait d'adopter le sigle, la rhétorique et les symboles du mouvement djihadiste le plus craint au monde, capable à la fois de tenir un territoire aux confins de l'Irak et de la Syrie, d'entretenir une armée, de faire exploser un avion russe en plein vol et d'inspirer des attaques contre des civils à Paris, à Londres ou en Californie, présente de gros avantages pour des mouvements isolés géographiquement.

Sources : Sputnik France - Actualités - Prises de Position - Radio

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