Etoudi Gedeon 18:37:00

A la suite du limogeage de Jean Pierre Biyitti Bi Essam, du ministère des Postes et Télécommunications le 02 octobre 2015, les partenaires de la Camtel veulent aussi un changement à la tête de cette structure.

Selon des informations crédibles, la Camtel serait dans une mauvaise impasse. Certains partenaires bien connus qui soutiennent ses actions seraient sur le point de jeter l’éponge du fait de la gestion tatillonne de la direction générale. Il est incompréhensible qu’une société de production à caractère commerciale comme Camtel se livre à la mendicité financière pour reverser les salaires mensuels du personnel ? De ce fait, si les chinois d’Exim Bank, partenaire financier international de la Camtel, n’ont plus droit à l’erreur dans l’accumulation gigantesque de la dette avec l’opérateur historique, le trésor public aura du mal à laisser Camtel s’effondrer.

C’est pourquoi l’Etat lui vient toujours au secours quand il faut payer ses employés. Il faut reconnaître que la dette publique de l’Etat vis-à-vis de cet opérateur pourrait être convertie dans ce sens. Tout est confus, rien n’est garanti comme dans chaque administration prospère. Pourtant nul n’est sensé ignorer que c’est la Camtel entre les années 1993 – 2002 qui prêtait main forte à l’Etat pour payer les fonctionnaires camerounais. D’où vient-il qu’aujourd’hui le fusil change d’épaule ? On comprend tout simplement que la médiocrité se serait installée dans le management.

Des projets tambours battants
Certains Camerounais pas très au parfum de l’actualité au sein de la Camtel semblent croire que le branchement sous marin du câble à fibre optique vanté par le Directeur Nkotto Emane est une affaire nouvelle. Pourtant une ou deux fois, la Camtel à l’époque de Nguiamba Nloutsiri en 2000 s’était déjà lancée dans cette opération qui a coûté 18 milliards Fcfa à l’Etat. Cette seconde phase de ce branchement n’est qu’une suite logique de ce qui s’était passé avant, peut-être pour éviter certaines anomalies et prévoir les dysfonctionnements.

Selon le nouveau ministre des Postes et Télécommunications Libom Li Likeng, les deux entreprises de télécommunications nationales à savoir Camtel et Campost doivent désormais s’atteler à changer la donne d’une mendicité et d’une sècheresse financière implorant l’intervention financière de l’Etat dès qu’elles crient la faillite. C’est plutôt l’Etat qui devrait leur demander les fonds. Le contraire est surprenant et honteux. Comment ces deux entreprises de télécommunications comptent temporiser la concurrence du secteur avec des concurrents de renom tels que Mtn, Orange et Nexttel ? Et qu’est-ce qui explique la difficile faillite de ces structures alors que toutes bénéficient d’un même champ d’action.

Camtel est-elle à mesure de devenir opérateur de téléphonie mobile ? Sinon, il est temps que Nkotto Emane et compagnie déclinent cette offre très discuté. Comment se lancer dans la téléphonie mobile alors que les nombreux projets lancés ont le bec dans l’eau ? Mais entre temps, le DG de Camtel soudoie les médias qui sont prêts à tout pourvu que leurs honoraires obscurantistes soient reversés. Il faut vanter Camtel et Nkotto Emane pour des projets qui n’ont aucun avenir tant que l’équipe reste en place. En tout cas, assis sur la côte d’Abraham que pourra-t-il arriver à Nkotto Emane ?

© L'Epervier : LCN


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