Etoudi Gedeon 19:44:00

Les éléments des forces de maintien de l’ordre viennent une fois de plus grossir le chapitre des exactions commises sur les populations qu’elles sont censé protéger au quotidien. 

En efft, dans la nuit de dimanche à lundi 07 décembre 2015, trois éléments du groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN) ont abattu un aide chauffeur dans la localité de Borongo, arrondissement de Betaré-Oya, dans la région de l’Est.

Le quotidien Le Jour qui relaie cette information dans son édition n°2078 en kiosque mercredi 9 décembre 2015 révèle que selon diverses sources sécuritaires à Betaré-Oya et à Bertoua (Chef-lieu de la région de l’Est), c’est à la suite d’une dispute entre les trois gendarmes et l’aide chauffeur que l’un d’eux a dégainé son arme de service et a tiré sur Abdoulaye Yogo Mahamat. Un sous-officier de la gendarmerie en service à Betaré-Oya a expliqué
qu’«il était couché sous le camion lorsque les trois gendarmes sont venus et ont tiré sur lui. Parce qu’il s’était exclamé à la suite de l’explosion d’une bouteille de bière que l’un des gendarmes à laisser tomber sur la chaussée».
L’information a été confirmée par les gendarmes de la brigade de gendarmerie de Betaré-Oya. L’un d’eux a confié à Le Jour que selon des témoins, «les trois gendarmes ont laissé une bouteille de vin qui a explosé et fait du bruit. Le camionneur qui était couché sous son camion s’est levé pour demander qui ils étaient. Puisque les trois étaient en civil. C’est à la suite de cette brève altercation que la victime est rentrée dormir. La suite c’est que l’un des gendarmes a dégainé son arme et tiré sur le camionneur».
Abdoulaye Yogo Mahamat, né en 1987, est donc mort d’un traumatisme de l’œsophage par arme à feu, selon le certificat de genre de mort délivré par le médecin chef de l’hôpital protestant de Garoua-Boulai. Le colonel Enow, le commandant de la légion de gendarmerie de l’Est, a indiqué que les trois gendarmes sont aux arrêts depuis lundi dernier. Ils ont été entendus par les enquêteurs ainsi que les éléments de l’antenne de la sécurité militaire de Bertoua (SEMIL). Une double enquête administrative et judiciaire a été ouverte par le gouverneur de l’Est, apprend-on.

Sources : Cameroon-Info.Net HeadLines

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