Etoudi Gedeon 11:35:00
Résultats d’une enquête menée pendant un an par Dynamique mondiale des jeunes (Dmj) dans le cadre d’ « un projet de recherche-action du réseau Service civil pour la paix au Cameroun ». Le document de 76 pages cite misère, frustrations, injustices sociales, désamour de la classe dirigeante comme causes de cette déviance.


Longtemps supputé sans fondement scientifique, l’enrôlement présumé de jeunes Camerounais dans les groupes armés centrafricains et dans la secte terroriste Boko Haram, a enfin fait l’objet d’une étude formelle. En collaboration avec la fondation Friedrich Ebert qui a servi de cadre à la présentation des résultats de l’enquête au public le 30 novembre 2015 à Yaoundé, la Dmj n’a convoqué aucune figure de rhétorique d’atténuation pour dire à l’assistance que de jeunes Camerounais sont bel et bien enrôlés par Boko Haram et les mouvements rebelles centrafricains.

Méthodes et stratégies des recruteurs
Selon Pierre Fichter le principal tribun du compte rendu d’enquête de la Dmj sur l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés au Cameroun, les recruteurs s’engouffrent dans l’amertume qu’éprouvent les recrues envers le système gouvernant, la critique envers ce système, la victimisation. Avec en prime, une protection physique par les gris-gris, ajoutée au confort financier. « Il y a aussi l’enrôlement sous la contrainte des pratiques mystiques, et par le biais des Ntic (Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Ndlr) où d’alléchantes propositions de travail sont offertes aux jeunes », dixit Pierre Fichter.

Sources : Kamer Kongosa

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