Etoudi Gedeon 23:22:00


Le reptile de plus d’un mètre de long  s’est invité à l’amphi 100 de la faculté des arts, lettres et sciences humaines occasionnant la perturbation des cours toute la matinée du 11 octobre dernier.

L’unité d’enseignement intitulé les grandes figures de l’histoire du Cameroun a connue une perturbation irrégulière suite à l’attitude d’un jeune étudiant dans la journée du mercredi 11 octobre 2015, à l’amphi 100 de la faculté des arts, lettres et sciences humaines. La faute au gros serpent qui s’est infiltré dans la salle de cours. Le phénomène n’est pas étranger aux étudiants. «Ce n’est pas la première fois que cela se produit à l’université de N’Gaoundéré. Nous avons des camarades qui ont connu ce genre de mésaventure avec les reptiles l’an passé. L’un d’entre eux a d’ailleurs été mordu», raconte un cops. Le nommé Déwa étudiant de la licence III en histoire dans cette institution revient de loin. Lui qui vient d’échapper aux crocs d’un serpent qui s’est infiltré dans son pantalon. «C’est quelque chose de glacé que j’ai senti au niveau de ma jambe qui m’a subitement perturbé et fait sursauter» raconte-t-il.

Il s’agit d’un serpent noir d’une longueur extraordinaire qui s’est infiltré en créant une panique généralisée parmi les étudiants. «Tôt le matin nous nous sommes installés pour le début du cours qui était prévu à 7h45min. C’est à 8h que le professeur est arrivé pour que le cours débute effectivement. Rien ne laissait entrevoir la présence de ce serpent dans la salle. Le cours se déroulait normalement jusqu’au moment où notre camarade est subitement monté sur la table en secouant son pied. C’est alors que nous avons aperçu un serpent qui est sorti de son pantalon», relate son camarade, voisin de banc. A la vue du reptile, s’en est suivie une débandade totale des étudiants dans cet amphi de 100 places, qui était débordé par un effectif pléthorique. «Nous étions traumatisés quand nous avons vu le serpent qui s’échappait. Et c’est chacun qui voulait prendre le large», confie une étudiante.
Dans cette hystérie générale, deux étudiants vont perdre connaissance selon les témoignages de leurs camarades au reporter de votre journal. Plus de peur que de mal, ils ont été réanimés. «Le professeur Mbenguè Nguimé a su maîtriser et contenir  les uns et les autres qui avaient été pris de panique. Calme et sérénité sont revenus à la suite de cet incident et le cours a continué tandis que certains de nos camarades sont rentrés chez eux», conte un autre étudiant. A la suite de cet incident, les étudiants ont mis au goût du jour les conditions dans lesquelles ils suivent les enseignements dans cet amphi depuis le début de l’année académique. «Nous sommes à plus de 500 étudiants dans cet amphi qui est censé contenir 100 places assises. Dans cette condition, plusieurs de nos enseignants se sont offusqués de la situation et saisi le vice doyen chargé de la scolarité et du suivi des étudiants pour trouver une solution à notre problème, mais jusque-là rien n’a été fait», se lamente l’un des étudiants de cette filière.

«Nous nous servons des parpaings pour nous asseoir afin de faire les enseignements. En plus, il semble que la porte de l’amphi n’est pas souvent fermée à la fin de la journée. «Nous sommes convaincus que c’est à cause de cette négligence des vigiles que ce reptile a profité pour entrer la nuit dans l’enceinte et s’est caché dans un coin du bâtiment. C’est lorsqu’il a senti le danger dans sa cachette qu’il a cherché une échappatoire dans le pantalon de notre camarade. Celui-ci a été sauvé de justesse grâce à la protection divine», va-t-il poursuivre.  Il faut rappeler tout de même que  la récurrence de ce type de phénomène tient du fait  qu’il y a manque d’infrastructures dans cette université ; les chantiers engagés depuis des années piétinent. Par ailleurs, les travaux de construction de l’amphi 500 de la Falsh qui devrait désengorger les effectifs sont aux arrêts depuis, on ne sait pourquo

© Aurore Plus : Abdouramane Ousmanou

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