Etoudi Gedeon 10:21:00
Le jeune homme de 25 ans se déguisait en femme pour conquérir des hommes. C’est un jeune homme d’à peine 25 ans, de teint clair, taille moyenne, avec des cheveux crépus. Son visage apparemment bien entretenu brille. 


Le policier qui est venue le chercher à la brigade de la gendarmerie de Mbalmayo l’appelle simplement « pedé ». Avant de sortir de la cellule, il lui a été demandé de s’habiller comme « tu étais hier ». Il enfile rapidement un pull-over gris avec capuchon. Le policer lui demande de ne pas couvrir sa tête. A la main courante, un gendarme lui demande son nom. Il refuse de parler. Après hésitation, il dit qu’il s’appelle Amougou. Il signe le document et sort de la brigade accompagné du policier. Il est énervé de voir le public se moquer de lui. « Mon fils pourquoi tu veux nous amener les choses-là ici », s’interroge une dame d’âge mur assise sur un banc avec un de ses petits-fils.

En fait, le jeune Amougou a été présenté devant le parquet et placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbalmayo. Il lui est accusé, entre autres, d’escroquerie, coup et blessures. Selon des sources policières, le jeune homme se comporte dans la ville de Mbalmayo comme un travesti. « Nous avons trouvé sur lui une dizaine de soutiengorge, de perruques, des robes, des huiles de beauté. Il drague les hommes en changeant sa voixcamer.be, les escroque et pour les jeunes, il les sodomise. Il a aussi un complice avec qui il opère dans la ville. C’est des homosexuels de la pure espèce doublé d’un esprit d’escroquerie », explique un policier. Il y a trois jours, Amougou prend un taxi. Il s’assoit à la cabine. Chemin faisant, il séduit le taximan et finit par lui faire des avances. Le taximan doute de sa féminité et le dépose en lui donnant rendez-vous.

Le lendemain, au lieu du rendez-vous, le taximan découvre qu’il s’agit bel et bien d’un homme. Il est conduit directement à la brigade ou il a été placé en garde à vue. Bien avant cet incident, un homme avait déposé une plainte au commissariat pour escroquerie et blessure. Sa langue est « déchirée par Amougou au cours d’un baiser », selon la plainte. Les enquêteurs pensaient qu’il avait des piercings sur la langue, mais visiblement rien. « Peut-être qu’il a eu le temps d’enlever cela, toujours est-il que le monsieur est vraiment blessé ».

© Le Jour : Younoussa Ben Moussa

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.